EXPOSITION PERMANENTE : "Au fil du temps" - Société historique du Plessis-Trévise :
En raison d'événements externes à La Société Historique, notre exposition permanente "Le Château des Tourelles au fil du temps" sera fermée à partir du 18 décembre 2025 inclus jusqu'au 31 mars 2026. Nous vous présentons nos excuses. Nous vous accueillerons, à nouveau, avec grand plaisir en avril 2026.
[Vivre]
Clarisse Griffon du Bellay
Du 8.01 au 23.02.2026
VERNISSAGE le 8.01.2026 à 18h
Sculptures sur bois, dessins et gravures...
Cette exposition qui explore le thème tragique du Radeau de la Méduse est programmée en résonance avec le spectacle "Les secrets de la Méduse" du 23.01 à L'espace Paul Valéry au Plessis-Trévise.
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25.01 à 15h
Lecture du livre Ressacs de Clarisse Griffon du Bellay (éditeur : à vif- Maurice Nadeau)
Janvier/Février 2025
Le Château des Tourelles présente Vivre, la première exposition regroupant l’intégralité des œuvres de Clarisse Griffon du Bellay autour du sujet du radeau de la Méduse. La tragédie maritime de 1816 est pour elle une histoire de famille puisqu’elle est l’arrière-arrière-arrière petite-fille de l’un des 15 rescapés, Joseph Jean Baptiste
Griffon du Bellay. Son ancêtre a laissé un témoignage capital qui renverse l’histoire, 140 annotations écrites à la plume dans les marges du récit officiel. Ce livre, gardé secret, a été conservé par la famille pendant 5 générations.
Clarisse Griffon du Bellay commence à tailler dans le bois des carcasses animales, fascinée par la beauté palpitante, absurde et viscérale émanant des corps ouverts. Cette obsession de la viande la conduit à s’interroger sur la mémoire familiale
En 2011, après le choc provoqué par la lecture du livre de son ancêtre, elle réalise sa version du Radeau de la Méduse, grande sculpture cathartique, qui sera accompagnée au sein de l’exposition d’un ensemble de dessins préparatoires à l’encre de chine. Elle aborde ensuite de front la question du cannibalisme avec deux séries de sculptures suspendues, Les Peaux et les Hommes-Viande, qui évoquent les morceaux de viande mis à sécher au soleil par les naufragés sur les cordages du radeau pour rendre leur goût plus supportable. Enfin, Être au bord de n’être rien et À la Dérive incarnent la tension entre lutte de tous les instants pour ne pas disparaître et tentation de se laisser mourir, de se laisser aller à la mer. Implication physique, gestes d’incision, le dialogue parfois violent avec le bois, matériau vivant à la présence forte, lui permet de plonger au cœur de l’inconcevable. Par la sculpture est née l’incontournable nécessité d’exhumer de moi l’histoire du radeau. Tailler, donner du corps aux choses, en leur donnant du temps, de la densité, du poids. Prendre la mesure de l’impensable choix auquel je dois ma vie.
Le parcours de l’exposition sera parsemé de textes très personnels de l’artiste issus de son livre Ressacs qui explore en profondeur la question de la transmission du tabou familial.



